Pêcher à Chambord
Pêcher une carpe de château m’a toujours fait rêver et ça, depuis mon enfance. Je me revois encore jeter du pain dans les douves et voir surgir les grosses carpes en surface. Elles nageaient sous mes yeux, sans méfiance. Je pouvais les regarder pendant des heures en ayant qu’une seule envie, pêcher !
J’ai toujours eu cette idée, jusqu’au jour où j’ai lu cette petite phrase: Pêcher à Chambord est désormais possible !
Tout a ressurgi ! Mes souvenirs d’enfance et la même envie; pêcher une carpe de château.
Les choses se sont vraiment concrétisées, lors d’une session hivernale avec Antoine. En discutant de futurs projets vidéos, Antoine me parle de Chambord, lui aussi avait en l’optique de pêcher aux abords du château.
Alors quoi de mieux que de partager cette expérience ensemble.

La date est calée pour le printemps !
Je retrouve Antoine au Domaine National de Chambord, un jour de semaine vers 10h30.
Notre premier objectif / faire un état des lieux et faisant le tour du Cosson. Le Cosson est une rivière mais la partie qui traverse le parc a été canalisée.
Pour ne pas perdre de temps, Antoine à une idée géniale !
Louer une voiturette électrique.
Parfait pour notre reconnaissance mais aussi pour transporter le matériel.
Honnêtement, il n’ y a pas mieux. On est rapide et silencieux, en revanche on ne passe pas inaperçu. (rire).
Sur place tous les postes sont libres. On a bien fait de réserver en semaine.
On s’installe d’abord sur nos postes attitrés mais rien ne se passe et on observe beaucoup plus d’activités sur les derniers ou la présence de nénuphares est abondante.
Etant donné qu’il y a que nous, on décide de s’installer là bas.
Sur place aucun spot n’est vraiment marqué, seuls les nénuphars attirent notre attention.
On choisit de pêcher en single avec un montage Spinner Rig et une pop-up flashy proche des nénuphars.


La première
Nous avons attendu la soirée pour entendre notre premier départ.
Antoine sort de l’eau cette magnifique commune de Chambord.
C’est l’admiration ! les promeneurs s’arrêtent, un vrai spectacle.
Et puis tout s’enchaîne rapidement, les carpes se mettent à nager, à fouiller. Antoine est chaud bouillant et suit les bouillons en stalking.
Il lance son montage au plus près des carpes qui continuent à fouiller tranquillement, elles semblent peu méfiantes. Antoine n’a pas le temps de mettre son hanger que la canne part dans ses mains.
Voici quelques photos des poissons qui ont suivi.
Le soleil se couche sur Chambord, il est déjà temps de partir. On quitte les lieux au moment le plus riche de la journée. La pêche de nuit est interdite dans le Parc du château, ce qui nous laisse rêver quand on voit l’activité des carpes et l’ambiance qui règne ici, plus personne, le château éclairé, c’est magnifique !
En partant, nous laissons derrière nous une bonne dose de billes dans l’espoir de faire monter un ou deux gros poissons sur notre zone.
JOUR 2
Le lendemain nous arrivons de bonne heure en espérant retrouver la même activité.
Surtout moi, qui jusqu’ici n’a fait aucun poisson et je pense savoir pourquoi. Malgré que la zone d’Antoine soit productive, il y a un facteur qui à fait la difference. Antoine n’a pas hésité à faire du stalking et suivre le poisson. Aujourd’hui je ferais la même chose avec ma deuxième canne.
Le choix de notre montage reste identique, un spinner rig en alternant des pop-up roses, blanches et jaunes en 10mm.
Les plombs sont à faible grammage, du à la couche de vase et sediments.
Ainsi on évitera que le montage s’enfonce dans la vase et que l’hameçon ramasse des feuilles et autres résidus.


Ma première carpe de Chambord n’a pas trainée aujourd’hui.
Ce matin, on ne perd pas de temps car on observe déjà quelques carpes qui circule dans les nénuphares et d’autres qui fouillent sur notre zone.
Je place ma première canne proche des nénuphares qui poussent sur un haut fond, l’endroit est propore et accumule moins de sédiments.
Dès la première heure, celle-ci s’emballe, je tiens enfin ma première carpe de Chambord.
C’est une grosse miroir semblable à l’idée que je me faisais de ma première.
Notre amorçage de la veille semble avoir fonctionné.

Cette deuxième journée s’est passée comme celle d’hier avec un créneau le matin et une belle série de carpes dans la soirée. Les carpes de Chambord sont très belles et sauvages, on s’est vite rendu compte que celles-ci n’avaient pas vu de pêcheurs. Elles sont peu méfiantes et n’ont jamais été piquées pour la plupart.